C’est la mauvaise surprise la plus fréquente. Un robinet d’arrêt qu’on n’a pas manœuvré depuis dix ou quinze ans se couvre de calcaire, son clapet colle à son siège et sa tige se bloque. Au moment où l’on en a besoin, il ne bouge plus. La tentation est alors de prendre une pince ou une clé à molette pour forcer : c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.
Un vieux robinet en laiton fatigué peut casser net sous l’effort. La tige se tord, le corps se fend, ou le presse-étoupe se met à fuir à son tour. Vous transformez alors une fuite localisée en une fuite au niveau du robinet général, la seule que vous ne pouvez plus arrêter vous-même. Essayez plutôt des petits mouvements d’aller-retour à la main, dans un sens puis dans l’autre, pour décoller le calcaire progressivement, sans jamais y mettre tout votre poids.
Si rien ne bouge, repliez-vous sur les autres solutions. Fermez les robinets d’arrêt locaux de l’appareil en cause. Si la fuite n’est pas isolable, et seulement en cas d’urgence, le robinet placé avant le compteur peut être fermé, sans jamais rien démonter de ce côté-là. En dernier recours, le service des eaux peut intervenir au niveau du branchement. Et dans tous les cas, appelez un plombier : un robinet général qui ne ferme plus doit être remplacé, car il ne vous protège plus de rien.
Pour éviter d’en arriver là, prenez l’habitude de manœuvrer vos robinets d’arrêt une ou deux fois par an : fermez, rouvrez, c’est tout. Ce simple geste empêche le calcaire de figer le mécanisme, et vous permet de vérifier qu’il fonctionne encore avant le jour où ce sera vraiment nécessaire.
Un robinet général bloqué ou qui fuit ? Nous le remplaçons, souvent par une vanne quart de tour plus simple à manœuvrer.